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Les extensions des fichiers graphiques

Pour vous aider à vous y retrouver parmi tous les formats de fichiers graphiques, nous avons effectué un inventaire des principales extensions, de leur compatibilité, de leurs exigences en termes de mémoire et de leurs spécificités.
 
Qu’ils aient été générés par des applications dédiées aux images vectorielles ou bitmap, les formats de fichiers graphiques sont légion, et la totalité d’INFOPC ne suffirait pas à les citer tous La palme de la prolifération anarchique des formats de fichiers revient aux logiciels d’illustration vectorielle. Il est encore bien rare de voir dans ce domaine un éditeur proposer des filtres d’exportation vers des formats propriétaires concurrents. Parmi toutes les applications graphiques, seules quelques extensions ont réussi toutefois à s’imposer et à établir un certain consensus auprès des éditeurs. C’est dans le domaine des produits d’illustration et de retouche d’image bit-rnap que l’on trouve le plus de formats reconnus, modifiables et enregistrables par différentes applications.
 
 
Les formats de fichiers génériques
 
Le consensus d’exploitation des formats de fichiers comme PCX, TGA et TIF pour les applications bitmap et DXF pour le vectoriel n’a pu s’établir que grâce à leurs qualités et, surtout, à leur mise à disposition gratuite de la part des développeurs. Les formats décrits dans cet article ont tous la particularité de pouvoir être générés par une multitude d’applications, ce qui en fait de véritables formats génériques.
 
On ne reviendra pas sur la notion de fichier bitmap et de son élaboration en mode point à point ou pixel (pour picture element). Il faut cependant savoir que ce type de fichier est créé par des logiciels d’illustration et de retouche photographique et qu’il se caractérise par sa gourmandise en ressources machine. Par ailleurs, les images bitmap sont généralement d’une taille plus qu’honorable (surtout si elles sont définies en mode 16 ou 24 bits) et vous permettront de récupérer de l’espace disque dès que vous aurez supprimé celles qui vous sont inutiles.
 
 
La compression des fichiers graphiques
La compression permet de réduire la taille initiale d’un fichier en évitant de sacrifier la qualité de l’image. Elle correspond à un codage des données selon divers algorithmes offrant chacun ses avantages et ses inconvénients.
Dans le cas des fichiers graphiques, la compression diffère selon qu’elle s’applique à des images en point à point ou à des images vectorielles. Sur les premières, le codage est fait sur les données propres à l’image elle-même et non sur les éventuelles tables de correspondance des couleurs et autres en-têtes de fichiers. Les images vectorielles sont, en revanche, rarement compressées avant leur enregistrement, les éditeurs de logiciels de dessin vectoriel n’ayant pas retenu cette possibilité pour gagner de la place. Ces dernières utilisent une représentation des données sous leur forme mathématique générant ainsi des fichiers de taille nettement plus réduite que celle de leurs équivalents en représentation bitmap. Contrairement à la compression d’images en point à point, celle d’images vectorielles porte sur l’ensemble du code.
Les quatre méthodes de compression
S’il existe plusieurs dizaines d’algorithmes de compression, la grande majorité d’entre eux ont été développés suivant une variante plus ou moins sophistiquée des algorithmes CCITT, JPEG, LZW et RLE.
• La méthode CCITT (Comité consultatif international télégraphique et téléphonique), ou algorithme Huffman, est à l’origine un mode de compression destiné aux données devant être transmises par des moyens de télécommunication. Bien que son principe repose sur l’utilisation d’une table de correspondance fixe, ce procédé reste efficace et on le retrouve, entre autres, dans les fichiers d’extension .TIF.
• L’algorithme de compression JPEG (Joint Photographic Experts Group) est l’un des plus en vogue actuellement. A la différence des autres méthodes, il permet d’adapter les taux de compression pour privilégier la qualité des images ou la taille finale du fichier. Suivant le paramétrage, les fichiers compressés par ce procédé perdent certaines informations. Le JPEG se destine surtout à des images de 24 bits ou plus ou à des applications multimédias.
• L’algorithme LZW (Lempel-Ziv-Welch) est l’un des plus utilisés sur les fichiers graphiques. Ses compressions et ses décompressions sont relativement rapides et ne nécessitent pas de temps de développement importants de la part des éditeurs. La compression 12W est basée sur l’utilisation d’une table de correspondance contenant les équivalences des données rencontrées. Cette dernière s’enrichit au fil des nouvelles données rencontrées.
• Enfin, le RLE (Run Length Encoding) est l’un des plus anciens algorithmes de compression et se retrouve dans la majorité des applications bitmap, comme PCX, BMP ou Tiff. Il ne permet pas d’atteindre des taux de compression très élevés et reste dépendant du type de données rencontrées. Son principe repose sur la recherche de séquences de caractères auxquelles il leur substitue une donnée codée.
 
Les modèles colorimétriques
La représentation des couleurs dans les fichiers graphiques s’obtient généralement par l’utilisation d’un système à trois teintes. Le mélange de celles-ci permet alors de couvrir une grande partie du spectre lumineux. Parmi les modèles colorimétriques existants, trois d’entre eux sont systématiquement présents dans toutes les applications graphiques dignes de ce nom. Il s’agit de CMJ (cyan, magenta et jaune), plutôt adapté aux travaux d’impression, du RVB (rouge, vert et bleu) et du TSL (teinte, saturation et luminosité) qui permettent d’obtenir une bonne simulation des couleurs à l’écran. Dans le cas du modèle TSL, également connu sous le nom de HSB (hue, saturation and brightness), les teintes ne sont pas obtenues par mélange des trois composantes mais par la simulation d’effets de luminosité et de quantité de blanc sur une couleur déterminée.
La quantité de couleurs adressables dépend du nombre de bits utilisés pour représenter la couleur d’un pixel. Ainsi, un codage sur 1, 8 et 24 bits permet d’obtenir respectivement 2, 256 et 16 777 216 couleurs. La taille d’un fichier graphique est directement proportionnelle au système de codage des couleurs utilisé. Le tableau suivant indique les tailles d’un fichier bitmap (640 x 480 pixels) obtenues en fonction du nombre de couleurs employées.
 
 
.BMP
Nom: Microsoft Windows Bitmap
Type : bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) :64 000x64 000
Compression : RLE
Nombre de couleurs maximales: 16,7 millions
Caractéristique: Ce format de fichiers bitmap est l’un des plus communs dans l’environnement Windows. Ainsi, de nombreuses applications tournant sous cet environnement peuvent l’interpréter sans problème. Développé à l’origine par IBM et Microsoft, BMP est également connu dans l’environnement d’OS/2 et de Windows NT et on le retrouve, par exemple, pour les fonds d’écran de Windows Vous pourrez à loisir supprimer ces derniers pour vous libérer de la place sans porter préjudice au fonctionnement dudit Windows.
 
.CGM
Nom: Computer Graphics Metafile
Type : métafichier
Taille maximale d’une image (pixels) : illimitée
Compression: RLE Nombre de couleurs maximales: illimitées
Caractéristiques: Ce format de fichiers, accepté par les organismes de standardisation Ansi et ISO, a été créé pour rester indépendant d’un type de plate-forme et faciliter l’échange des données. Les fichiers vectoriels ou bitmap, gérés par le format CGM, restent relativement compacts malgré la complexité des informations mises en jeu. Il n’est pas recommandé d’utiliser œ format pour l’échange de modèles techniques et l’on évitera de recourir à la compression systématique pour favoriser la communication des informations sur différentes plates-formes.
 
.CUT
Nom:DR Halo Type : bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) : 64 000 x 64 000
Compression: RLE
Caractéristiques: Ce format de fichiers graphiques reste propriétaire à son initiateur, Média Cybernetics, pour le logiciel de dessin DR Halo Paint. II a été pendant un certain temps très employé mais tombe maintenant en désuétude. Sa limitation à des images en 256 couleurs lui permet de ne pas générer des fichiers graphiques trop lourds
 
.DXF
Nom: AutoCAD Drawing Exchange Format
Type: vectoriel
Taille maximale d’une image (pixels) : illimitée
Compression: aucun algorithme de compression
Nombre de couleurs maximales: 256
Caractéristiques: S’il existe un format de fichier vectoriel générique, c’est bien celui-ci. DXF a été développé par Autodesk pour son logiciel de CAO AutoCAD ce qui en a fait rapidement un format incontournable dans ce domaine de l’illustration technique. Ce format ne dispose d’aucun algorithme de compression et ne peut gérer que 256 couleurs au maximum. En revanche, il présente d’étonnantes capacités à conserver aussi bien des informations planes que des données tridimensionnelles.
 
.EPS
Nom: Encapsulated PostScript
Type : langage de description de page
Taille maximale d’une image (pixels) : illimitée
Compression : JPEG (pour le PostScript niveau 2)
Caractéristiques: Bien que n’étant pas un format de fichiers à proprement parler (il s’agit d’un langage), EPS est devenu un standard grâce à son adoption par les professionnels de la communication papier. Développé par Adobe, il permet l’échange de données bitmap et vectorielles dans des applications d’illustration et de mise en page. Son défaut est de devenir très lourd lorsqu’une image devient complexe. Les fichiers utilisant ce langage de description de page peuvent intégrer ou non une représentation bitmap des données qu’ils contiennent. Cette vignette de visualisation est le plus souvent au format TIF ou WME.
 
.FLI et .FLC
Nom : Animation Flic
Type : animation bitmap
Tailles maximales d’une image (pixels) : 320 x 200 (FL1) et 64 000 x 64 000 (FLC)
Compression : RLE
Nombre de couleurs maximales: 64 (FLI) et 256 (FLC)
Caractéristiques: Ces formats de fichiers sont parmi les plus connus et les plus employés dans le domaine de l’animation sur PC. Le FLI, plus ancien, reste toutefois très limité quant à ses capacités et a tendance à se voir supplanté par le FLC, mieux adapté aux logiciels récents Malgré une bonne compression, ces fichiers arrivent rapidement à des tailles importantes pour des animations de plusieurs dizaines de secondes.
 
.GEM Nom : GEM Raster
Type: bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) :64000 x 64000
Compression: RLE
Couleurs maximales: 16336
Caractéristiques: Ce format de fichiers développé par Digital Research a connu son heure de gloire grâce à la diffusion (par le même éditeur) du logiciel de mise en page Ventura sous l’ancienne interface GEM.
 
.GIF
Nom: Graphics Interchange
Format
Type : bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) : 64K x 64K
Compression : LZW
Nombre de couleurs maximales: 256
Caractéristiques: Les fichiers au format GIF sont parmi les plus achevés pour l’échange de don-. nées entre sites distants et cela, grâce à leur excellent taux de compression. Développé par CompuServe pour faciliter le transit des informations graphiques dans le domaine des télécommunications, ce format reste très utilisé malgré sa limitation à des images en 256 couleurs.
 
.ICO
Nom : Icon Resource File
Type : bitmap
Nombre de couleurs maximales: 16
Caractéristiques: On retrouve ce format de fichiers dans l’environnement ‘Windows pour la représentation des icônes des programmes. Développé par Microsoft, ICO supporte dans un seul et même fichier la définition d’une image en plusieurs résolutions et différentes couleurs. La taille des fichiers générés s’avère très petite.
 
.JPG
Nom : Joint Photographies Experts Group
Type: bitmap
Taille maximale d’une image (pixels):64000X 64000
Compression: JPEG
Nombre de couleurs maximales: 16,7 millions
Caractéristiques: Développé par C-Cube Microsystems, le format JPEG se veut le standard d’un type de compression et d’un format de fichiers. Il a l’avantage d’offrir des taux de compression très élevés sans que la qualité des images s’en ressente trop. L’opérateur peut définir lui-même le taux de compression désiré suivant des contraintes liées à l’espace disque ou à la fidélité de reproduction. Ainsi, une image de 21,4 Mû en mode 24 bits RVB et d’une résolution de 300 points par pouce pourra tout à fait tenir dans un fichier JPG de 473 Ko sans que l’on puisse pour cela détecter de défauts En revanche, l’édition de telles images prend une autre tournure quand il faut décompresser le fichier pour pouvoir le manipuler.
 
.PCX
Nom : PC Paintbrush File Format
Type: bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) : 64 000 x 64 000
Compression: RLE
Nombre de couleurs maximales: 16,7 millions
Caractéristiques: Ce format est l’extension générique par excellence. Créé par Zsoft puis repris par Microsoft, il est devenu l’un des standards pour l’archivage des images bitmap et pour l’échange de données. Sa possibilité à traiter des images en 24 bits reste limitée par la méthode de compression qu’il emploie et qui n’empêche pas de générer de gros fichiers.
 
.TGA
Nom : Targa Image File
Type : bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) : illimitée
Compression : RLE
Couleurs maximales: 16,7 millions
Caractéristiques: Le TGA est l’un des quelques formats disponibles, capable de traiter des images sur 32 bits. Cette capacité en a fait l’un des standards pour les travaux d’imagerie en haute résolution. Développé par Truevision (société spécialisée dans le domaine des applications vidéo), le TGA est également très prisé par les professionnels de ce milieu.
 
.TIF
Nom : Tag Image File Format
Type : bitmap
Taille maximale d’une image (pixels) : 232
Compressions: RLE, JPEG et LZW
Couleurs maximales :24 bits
Caractéristiques: Ce format offre l’avantage d’être reconnu sur tous les types de plate-forme, ce qui en fait un sujet de choix pour les opérations d’échange. II dispose également de plusieurs méthodes de compression, provoquant parfois des incompatibilités avec certains logiciels. II n’en demeure pas moins fort prisé des utilisateurs, pour le plus grand plaisir de son créateur, la société Aldus (désormais intégrée à Adobe).
 
Nom : Wmdows Metafile
Type : métalichier
Compression : non
Couleurs maximales :24 bits
Caractéristiques: Encore une extension devenue standard de fait puisque créée par Microsoft et destinée à l’environnement Windows Comme tous les formats de type métafichiers, WMF supporte aussi bien les images bitmap que vectorielles, Il s’agit également d’un excellent moyen de communication de données graphiques entre des applications Windows.
 

Date de création : 25/03/2008 : 14:21
Dernière modification : 25/03/2008 : 15:12
Catégorie : Divers
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